Au fond d'une cour du 7e arrondissement de Lyon, Atelier Vélo Lyon récupère, restaure et revend des cycles des années 70 à 90. Trois mécanos, un graphiste, une responsable des achats : cinq personnes qui ont fait de la seconde vie des vélos un métier.
« On ne touche qu'aux cadres acier, explique Camille, co-fondatrice. L'aluminium des années 90, la fibre carbone : pas notre histoire. On veut des vélos qui passeront encore vingt ans. » L'atelier sélectionne des bases solides, démonte tout, recontrole chaque pièce.
Le cadre est dégraissé, vérifié à l'œil et à la jauge, puis remis en peinture ou simplement ciré selon l'état. Les composants d'usure (chaîne, pneus, câbles) sont systématiquement neufs. Les pièces nobles (selle Brooks, dérailleurs Campagnolo, freins Mafac) sont conservées et entretenues.
Le résultat : entre 145 et 600 €, des vélos prêts à rouler, garantis six mois. « On a une vraie liste d'attente sur certaines marques — Peugeot PX10, Motobécane, Mercier. Mais on n'achète que ce qui mérite restauration. »
Sur Tylqo, l'atelier propose en permanence dix à quinze vélos. Chaque annonce inclut les composants remplacés, le poids, la taille de cadre exacte. Camille recommande la prise en main sur place : « Un vélo, ça s'essaie. On l'a réglé pour la moyenne, mais chacun ajuste. »